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Parentalité et coparentalité

Comment annoncer votre séparation à vos enfants : un plan étape par étape

Un plan concret pour la conversation que vous redoutez : ce qu'il faut convenir d'abord, qui doit être présent, les mots à dire et à éviter, les réactions des enfants et les jours qui suivent.

FÉquipe éditoriale FairWell14 min de lectureMis à jour en octobre 2026Canada et États-Unis
En bref

Convenez avec l'autre parent d'une explication courte et sans blâme, et annoncez la nouvelle aux enfants ensemble si vous pouvez le faire en sécurité, avant que des changements deviennent visibles. Dites-leur clairement que ce n'est pas leur faute, que vous les aimez tous les deux et ce qui va se passer dans leur vie à eux : où ils dormiront, l'école, les amis, les animaux. Gardez les raisons d'adultes pour vous, attendez-vous à des questions pendant des mois et gardez les routines aussi stables que possible.

La plupart des parents portent cette conversation pendant des semaines avant qu'elle ait lieu. Vous la répétez peut-être sous la douche, ou vous la repoussez parce que la dire à voix haute la rendra réelle. Vous n'avez pas besoin de mots parfaits. Vous avez besoin d'un plan, de quelques phrases vraies, et de la patience de les répéter souvent au cours des mois qui viennent.

Ce guide est ce plan. Il couvre ce qu'il faut régler avant de vous asseoir, comment mener la conversation, les réactions fréquentes des enfants et ce à quoi devraient ressembler les premières semaines. Pour quoi dire selon l'âge, consultez nos guides en anglais pour les bébés et les tout-petits, les enfants d'âge préscolaire, les 6 à 8 ans, les 9 à 12 ans et les adolescents.

Une note sur la sécurité. S'il y a eu de la violence familiale, ou si vous avez peur de l'autre parent, il n'est peut-être pas sécuritaire d'annoncer la nouvelle ensemble, et rien dans ce guide ne vous demande d'essayer. Lisez d'abord notre guide en anglais sur la séparation et le plan de sécurité. Appuyez sur Maj+Échap pour quitter rapidement ce site.

Ce que vos enfants doivent retenir

Les enfants oublieront la plupart de ce que vous direz lors de la première conversation. Visez à ce qu'ils retiennent quatre messages, ceux sur lesquels les organismes professionnels des deux pays reviennent sans cesse :

  1. Ce n'est pas ta faute. La Société canadienne de pédiatrie conseille aux parents : « Établissez très clairement que votre enfant n'est pas responsable de la séparation. » Elle ajoute qu'il aura peut-être besoin de savoir « que ni lui ni personne ne peut vous faire revenir sur votre décision ».
  2. Nous t'aimons toujours tous les deux, et nous sommes toujours tes parents.
  3. Tu n'as pas à choisir, et tu n'as pas à prendre soin de nous. Justice Canada propose ces mots : « Tu n'as pas à choisir entre nous. C'est correct que tu nous aimes tous les deux. » et « Tu n'as pas à prendre soin de nous. Nous sommes des adultes et c'est à nous de prendre soin de toi. »
  4. Voici ce qui va se passer. Des détails concrets sur leur quotidien rassurent davantage les enfants que des paroles générales.

Justice Canada ajoute une règle à garder sous les yeux : « Si un énoncé dans cette liste n'est pas vrai dans votre situation, ne le dites pas. » Les enfants se souviennent des promesses. Ne faites que celles que vous pouvez tenir.

Avant la conversation : ce qu'il faut régler d'abord

1. Convenez d'une seule version

Les enfants composent mieux avec une explication calme qu'avec deux versions qui s'opposent. Avec l'autre parent, convenez d'une seule phrase pour expliquer pourquoi, sans blâme. Par exemple : « Nous avons essayé longtemps de régler nos problèmes, et nous n'y arrivons pas. Nous avons décidé de vivre dans deux maisons. » C'est vrai sans être une confession, et cela ne désigne ni l'un ni l'autre comme responsable.

Convenez aussi de ce dont vous ne parlerez pas. Justice Canada est clair : « peu importe l'âge de vos enfants, ils n'ont pas besoin de connaître tous les détails qui expliquent pourquoi la relation a pris fin ». Les enfants ne devraient pas entendre parler d'affaires d'adultes, comme des problèmes financiers, une liaison ou un conflit entre vous, ni des raisons pour lesquelles vous pensez que l'autre parent est responsable de la séparation, ni de propos négatifs à son sujet.

2. Ayez les réponses à leurs questions pratiques

Les premières questions des enfants portent généralement sur leur propre vie. Un guide pour les parents de l'Association of Family and Conciliation Courts (AFCC) note que les enfants ont besoin de savoir où ils vivront et iront à l'école, quand ils verront leurs grands-parents, où ils passeront les fêtes et ce qui arrivera à leurs affaires (traduction libre). Avant de leur parler, essayez de pouvoir répondre à ces questions :

  • Qui déménage, et quand?
  • Où vais-je dormir cette semaine, et la semaine prochaine?
  • Est-ce que je vais changer d'école? Est-ce que je vais encore voir mes amis?
  • Qu'est-ce qui arrive à ma chambre, à mes affaires, au chien?
  • Quand vais-je voir le parent qui déménage?

Si certaines réponses ne sont pas encore décidées, dites-le honnêtement et dites-leur quand vous le saurez. Un premier horaire, même approximatif, aide beaucoup; l'outil de plan parental de FairWell (en anglais) peut vous aider à en esquisser un avant la conversation, même s'il change ensuite.

3. Décidez qui sera présent

Annoncez la nouvelle aux enfants ensemble si vous le pouvez. L'American Academy of Child and Adolescent Psychiatry (AACAP) conseille de l'annoncer avec l'autre parent si possible. Justice Canada va dans le même sens : il est important que les deux parents donnent le même message. Il peut toutefois être plus approprié de parler aux enfants séparément « s'il y a beaucoup de conflits et de colère entre vous et l'autre parent que vous ne pouvez pas mettre de côté devant vos enfants » ou « s'il y a des risques et des inquiétudes relativement à la sécurité ».

Si vous avez plus d'un enfant, il vaut généralement mieux leur annoncer la nouvelle tous ensemble, pour que personne ne garde un secret ou ne l'apprenne de seconde main, puis prendre du temps seul avec chacun ensuite. La Société canadienne de pédiatrie recommande : « Si vous avez plus d'un enfant, passez du temps de qualité seul avec chacun d'eux. »

Si l'autre parent refuse de participer, ou est déjà parti, annoncez-le vous-même en suivant les mêmes principes. Ne dites rien de négatif sur son absence : « Papa et moi avons décidé de vivre séparément. Il t'aime, et il va t'en parler lui aussi. »

4. Choisissez le moment et le lieu

L'AACAP conseille de ne pas en faire un secret et de ne pas attendre à la dernière minute. Les enfants qui l'apprennent en voyant un parent faire ses valises, ou en entendant une conversation téléphonique, perdent la chance de l'entendre calmement de votre bouche. En même temps, n'en parlez pas avant que la décision soit ferme. Annoncer la nouvelle puis changer d'idée ajoute de la confusion.

En pratique, choisissez un moment quelques jours avant que des changements deviennent visibles, à la maison, avec du temps après. Évitez l'heure avant l'école, le coucher, un anniversaire ou un congé. Un matin de fin de semaine donne à tout le monde le reste de la journée pour absorber la nouvelle, avec vous à proximité.

5. Prenez soin de votre propre état

Les enfants lisent votre visage avant d'entendre vos mots. Vous n'avez pas à cacher votre tristesse; vous devez être assez stable pour qu'ils ne se sentent pas responsables de vous. Si vous risquez de pleurer beaucoup ou de vous fâcher, répétez les mots à l'avance avec un ami ou un intervenant, et convenez avec l'autre parent de qui parlera en premier.

La conversation

Restez bref. Dix minutes à parler, c'est amplement; le reste du temps, écoutez. Une structure simple :

Commencez calmement et dites-le simplement

« Nous avons quelque chose d'important à vous dire. Maman et moi avons décidé de vivre dans deux maisons différentes. Nous y avons pensé pendant longtemps. »

« Votre père a décidé qu'il ne voulait plus faire partie de cette famille. »

Dites que ce n'est pas leur faute

« C'est une décision d'adultes, à propos de problèmes d'adultes. Ce n'est pas à cause de quelque chose que vous avez dit ou fait, et rien de ce que vous pourriez faire ne changerait les choses. »

« Les choses sont devenues vraiment difficiles après l'arrivée du bébé, et avec toutes les chicanes au sujet de ton école... »

Dites ce qui ne change pas

« Vous allez rester à la même école. Vous allez encore voir grand-maman le dimanche. Biscuit reste ici avec vous. »

« Tout va être différent maintenant. »

Dites ce qui change, concrètement

« Papa déménage dans un appartement près de la bibliothèque le 1er. Vous allez y dormir le mercredi et une fin de semaine sur deux, et vous allez l'aider à installer votre chambre. »

« On va s'arranger. Ne vous inquiétez pas des détails. »

Nommez les émotions et donnez la permission de les ressentir

L'AACAP conseille aux parents de reconnaître que ce sera triste et bouleversant pour tout le monde.

« Vous pourriez vous sentir tristes, fâchés, mêlés, ou pas grand-chose pour l'instant. Tout ça, c'est correct. Vous pouvez nous dire à l'un ou à l'autre comment vous vous sentez, aujourd'hui ou n'importe quel jour. »

« Ne soyez pas tristes. C'est mieux pour tout le monde. »

Invitez les questions, puis arrêtez de parler

L'AACAP conseille de rester simple et direct, et de ne pas donner plus d'information que ce que l'enfant demande. Répondez à la question posée, vérifiez si c'est bien ce qu'il voulait savoir, et laissez le silence s'installer. Notre guide en anglais sur les questions que posent les enfants propose des réponses honnêtes selon l'âge.

Les réactions des enfants, et quoi faire

Il n'y a pas de bonne réaction. Voici les plus fréquentes :

  • Les larmes. Assoyez-vous près de lui. Vous n'avez pas à régler quoi que ce soit. « Je sais. C'est vraiment triste. »
  • La colère. Laissez-la s'exprimer sans argumenter. « Tu es fâché contre nous. Ça se comprend. Je t'entends. » Fixez une limite seulement si cela devient blessant ou physique.
  • Des questions pratiques tout de suite. « Est-ce que je vais encore pouvoir aller au soccer? » C'est un enfant qui cherche la partie qu'il peut porter. Répondez-y.
  • Une apparente indifférence. « OK. Je peux aller jouer? » C'est fréquent et ce n'est pas le signe que la nouvelle n'a pas été comprise. Laissez-le aller, et restez disponible.
  • La négociation. « Si je suis vraiment sage, est-ce que tu vas rester? » Répondez avec douceur et fermeté que ce n'est pas à cause de lui et que cela ne changera pas.

Beaucoup d'enfants réagissent plus tard, parfois des semaines plus tard, au coucher ou dans l'auto. C'est normal aussi.

Ce soir-là

  • Gardez une soirée ordinaire : un souper normal, la routine du coucher habituelle, les histoires habituelles.
  • Faites un bref retour au coucher : « Y a-t-il quelque chose à quoi tu as pensé depuis qu'on a parlé? » Puis laissez reposer.
  • Convenez avec l'autre parent de vous écrire au sujet des questions des enfants, pour que vos réponses restent cohérentes.
  • Ne demandez pas aux enfants ce qu'ils pensent de l'autre parent, ni comment l'autre parent avait l'air.
  • Prenez soin de vous une fois qu'ils dorment. Appelez un ami. Vous venez de faire quelque chose de difficile.

Les semaines suivantes

Justice Canada le dit simplement : « Ce ne sera pas la seule conversation que vous aurez avec vos enfants à ce sujet. » Attendez-vous aux mêmes questions, encore et encore. Répéter la même réponse calme, c'est ce qui permet aux enfants de vérifier qu'elle tient toujours.

  • Gardez les routines stables. La Société canadienne de pédiatrie conseille : « Maintenez la routine la plus normale possible. »
  • Informez les adultes qui les entourent. La Société canadienne de pédiatrie suggère d'informer les autres adultes importants dans la vie de votre enfant, comme les enseignants, les éducateurs en milieu de garde et les entraîneurs, pour qu'ils puissent repérer les signes de difficulté. Demandez à l'école de ne pas en parler à votre enfant, à moins qu'il n'aborde lui-même le sujet.
  • Gardez-les hors du conflit. Parlez directement à l'autre parent. La Société canadienne de pédiatrie est explicite : « Communiquez directement avec l'autre parent; ne vous attendez pas que votre enfant agisse comme messager. » Voyez notre guide en anglais sur comment garder les enfants hors du conflit.
  • Laissez-les apprécier l'autre maison. « Ne laissez pas croire à votre enfant, par des mots ou des gestes, qu'il fait preuve de déloyauté » s'il aime le temps passé loin de vous (Société canadienne de pédiatrie).
  • Parlez de vos propres émotions, à petites doses. Si un enfant vous demande comment vous allez, Justice Canada propose : « Je me sens triste pour le moment, mais c'est normal et je vais passer au travers. Tu n'as pas à t'inquiéter. »

Si vous ne vouliez pas la séparation, la conversation peut donner l'impression de défendre une décision que vous n'avez pas prise. Vous pouvez quand même donner aux enfants le même message calme; notre guide en anglais pour quand vous ne vouliez pas la séparation traite du reste.

Si un enfant vous confie quelque chose d'inquiétant

Il arrive qu'un enfant profite de ce moment pour confier quelque chose d'effrayant sur ce qui se passe à la maison. Si un enfant dit qu'on lui a fait du mal ou qu'il a peur, restez calme, écoutez, dites-lui que vous le croyez et qu'il a bien fait de vous le dire, et ne le questionnez pas en détail. Communiquez avec le service de protection de la jeunesse de votre région (au Québec, la Direction de la protection de la jeunesse, ou DPJ; ailleurs au Canada, la société d'aide à l'enfance ou le service provincial de protection de l'enfance; aux États-Unis, les services de protection de l'enfance de votre État), ou avec le médecin de votre enfant. La Société canadienne de pédiatrie conseille aux parents dans cette situation de trouver un endroit sécuritaire et de consulter leur médecin ou de prendre contact avec leur service local d'aide à la jeunesse. Si quelqu'un est en danger immédiat, composez le 911.

Ce que dit la recherche

  • Le conflit compte plus que la séparation elle-même. La première grande méta-analyse sur les enfants et le divorce (Amato et Keith, 1991, 92 études surtout américaines) a constaté que les différences entre les enfants de parents divorcés et ceux de parents mariés étaient faibles en moyenne, et que l'explication la mieux appuyée de façon constante était le conflit familial. Une revue de 2002 réalisée pour Justice Canada conclut que « les conflits interparentaux constituent une variable prédictive majeure des problèmes d'adaptation chez l'enfant de même qu'un facteur de risque en ce sens, et ce, sans égard au type de famille ». Des travaux plus récents vont dans le même sens : une revue britannique de 2018 (Harold et Sellers) a constaté que les enfants sont touchés par la façon dont les parents gèrent leurs conflits, du silence jusqu'à la violence, que les parents vivent ensemble ou non.
  • C'est le sentiment d'être pris entre les deux qui fait mal. Dans une étude auprès de 522 jeunes Californiens de 10 à 18 ans, quatre ans et demi après la séparation de leurs parents (Buchanan, Maccoby et Dornbusch, 1991), le conflit entre les parents influençait l'adaptation surtout par le sentiment d'être pris entre les deux. La proximité avec les deux parents et leur collaboration étaient associées à un sentiment moindre d'être coincé. C'est pourquoi une seule version, sans blâme, est si importante.
  • La plupart des enfants s'adaptent. Une revue des recherches sur le risque et la résilience (Kelly et Emery, 2003) décrit la résilience dont fait preuve la majorité des enfants. Le site pour les parents de l'American Academy of Pediatrics note que beaucoup d'enfants vivent des émotions douloureuses à court terme et se rétablissent dans les deux à trois ans suivant la séparation. Selon des données américaines de 1993 sur les 12 à 16 ans, résumées par Justice Canada, les enfants de familles divorcées étaient deux fois plus portés à recevoir une aide psychologique (21 % contre 11 %), et 79 % de ces enfants ont vécu le divorce de leurs parents sans y recourir.

Le message pratique : la façon dont vous leur annoncez la nouvelle, et dont vous vous comportez l'un envers l'autre ensuite, dépend de vous, et c'est parmi ce qui compte le plus.

Quand chercher plus d'aide

La tristesse, la colère, le besoin d'être collé à vous et les changements de sommeil dans les premières semaines sont attendus. La Société canadienne de pédiatrie énumère les signes d'un trouble plus grave : anxiété, tristesse et dépression, changements dans l'alimentation ou le sommeil, difficultés à l'école et comportements agressifs, et conseille : « Si le comportement se maintient ou s'aggrave, parlez à votre médecin. » Voyez notre guide en anglais sur les signes qu'un enfant a de la difficulté pour plus de détails selon l'âge. Un thérapeute pour enfants et familles peut aussi vous aider à préparer la conversation si vous êtes bloqué.

Vous ne trouverez pas tous les bons mots, et vous n'en avez pas besoin. Ce qui compte le plus, c'est moins la première conversation que les mois qui suivent : les mêmes réponses calmes, des routines qui tiennent, et deux parents qui gardent leurs enfants hors du conflit. Cela, vous pouvez le leur donner, une journée ordinaire à la fois.

Sources

  1. Ministère de la Justice Canada. Faire des plans : Guide sur les arrangements parentaux après la séparation ou le divorce, Section 2 : Ce que vos enfants peuvent éprouver. 2025. https://www.justice.gc.ca/fra/df-fl/parent/fdp-mp/p3.html
  2. Société canadienne de pédiatrie. Comment aider les enfants à affronter une séparation ou un divorce (Soins de nos enfants). 2018. https://soinsdenosenfants.cps.ca/handouts/mentalhealth/separation_and_divorce
  3. American Academy of Child and Adolescent Psychiatry. Children and Divorce (Facts for Families No. 1, en anglais). Mis à jour en 2026. https://www.aacap.org/AACAP/Families_and_Youth/Facts_for_Families/FFF-Guide/Children-and-Divorce-001.aspx
  4. Association of Family and Conciliation Courts. Making Your Parenting Plan Work (en anglais). Révision de 2003. https://www.afccnet.org/Resource-Center/Family-Resources/Making-your-Parenting-Plan-Work
  5. Amato, P. R., et Keith, B. Parental divorce and the well-being of children: A meta-analysis. Psychological Bulletin, 110(1). 1991. https://doi.org/10.1037/0033-2909.110.1.26
  6. Bernardini, S. C., et Jenkins, J. M. Vue d'ensemble des risques et des facteurs de protection pour les enfants touchés par la séparation et le divorce, sections 2 et 3. Ministère de la Justice Canada. 2002. https://www.justice.gc.ca/fra/pr-rp/lf-fl/divorce/2002_2/p2.html et https://www.justice.gc.ca/fra/pr-rp/lf-fl/divorce/2002_2/p3.html
  7. Buchanan, C. M., Maccoby, E. E., et Dornbusch, S. M. Caught between parents: Adolescents' experience in divorced homes. Child Development, 62(5). 1991. https://doi.org/10.1111/j.1467-8624.1991.tb01586.x
  8. Harold, G. T., et Sellers, R. Annual Research Review: Interparental conflict and youth psychopathology: an evidence review and practice focused update. Journal of Child Psychology and Psychiatry, 59(4). 2018. https://doi.org/10.1111/jcpp.12893
  9. Kelly, J. B., et Emery, R. E. Children's adjustment following divorce: Risk and resilience perspectives. Family Relations, 52(4). 2003. https://doi.org/10.1111/j.1741-3729.2003.00352.x
  10. American Academy of Pediatrics, HealthyChildren.org. How to Support Children after Their Parents Separate or Divorce (en anglais). 2020. https://www.healthychildren.org/English/healthy-living/emotional-wellness/Building-Resilience/Pages/How-to-Support-Children-after-Parents-Separate-or-Divorce.aspx

Ce guide est de l'information générale, et non un avis médical, psychologique ou juridique. Si vous êtes inquiet pour la sécurité ou la santé mentale de votre enfant, communiquez avec un professionnel ou l'un des services ci-dessus.

Si quelqu'un est en danger immédiat, composez le 911. Au Canada, appelez ou textez le 9-8-8 (ligne d'aide en cas de crise de suicide), ou joignez Jeunesse, J'écoute au 1-800-668-6868 ou par texto au 686868. Aux États-Unis, appelez, textez ou clavardez avec le 988 (Suicide and Crisis Lifeline).

Questions fréquentes

Devrions-nous l'annoncer aux enfants ensemble ou séparément?

Ensemble si vous pouvez le faire calmement et en sécurité, pour qu'ils entendent une seule version et voient que vous êtes toujours leurs deux parents. Séparément s'il y a un conflit que vous ne pouvez pas mettre de côté devant eux, ou s'il y a des inquiétudes pour la sécurité. Dans les deux cas, utilisez les mêmes mots, convenus à l'avance.

Combien de temps avant le déménagement devrions-nous leur dire?

Une fois la décision ferme, et avant que des changements deviennent visibles, pour qu'ils l'apprennent de vous et non en voyant quelqu'un faire ses valises. Quelques jours à deux semaines à l'avance est un délai raisonnable pour la plupart des familles, avec du temps ensuite pour les questions.

Devrions-nous leur dire la vraie raison?

Donnez une raison courte, vraie et sans blâme. Peu importe leur âge, les enfants n'ont pas besoin de connaître les détails de la fin de la relation, comme une liaison, des problèmes d'argent ou le contenu de vos disputes.

Et si mon enfant ne réagit pas du tout?

C'est fréquent et cela ne veut pas dire que la nouvelle n'a pas été comprise. Gardez les routines stables, restez disponible et faites de brefs retours dans les jours qui suivent. Beaucoup d'enfants posent des questions des semaines plus tard.

Et si l'autre parent refuse de participer?

Annoncez-le vous-même, avec les mêmes messages, et ne dites rien de négatif sur son absence. Faites savoir à l'autre parent ce que vous avez dit, pour qu'il puisse renforcer le même message.

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Ce guide présente de l'information générale, pas des conseils juridiques, médicaux ou psychologiques. Chaque situation est différente : consultez un avocat, un notaire ou un médiateur de votre province avant de prendre une décision. FairWell peut vous aider à en trouver un grâce à son répertoire de professionnels.